Nuit des idées : Nuit du bonheur

nuit bohneur thumbnail17.05.2019, à partir de 18h30 | IFG | VIDÉOS

Ecoutez l'émission de radio "Le bonheur, sons-dessus-dessous" enregistrée par Longueur d'ondes sur Oufipo.org : http://oufipo.org/le-bonheur-sons-dessus-dessous/

Pour sa sixième édition de la nuit des idées, l’Institut français de Grèce en partenariat avec l’Ambassade de Belgique, le magazine Mouvement, le festival « Longueur d’ondes » et le groupe Gavagai, réunira les 16 et 17 mai prochains, intellectuels, artistes, chercheurs, journalistes, poètes, musiciens, étudiants, à débattre autour du bonheur.

Le bonheur n’est pas un événement, c’est un état : pour exister, il doit se prolonger dans le temps. Comment penser cette notion en 2019, quand l’avenir même de la Terre et de l’es¬pèce humaine sont menacées par les extinctions de masse et le réchauffement climatique ? Quand la répétition des crises précarise notre rapport au monde, et que la temporalité du néolibéralisme s’emballe dans une course permanente à la nouveauté et à l’intensité ? Dans la prolongation de la Nuit de la lenteur, organisée l’année précédente, cette nouvelle édition vous invitera à ouvrir de nouveaux horizons à cette notion de bonheur, aussi omniprésente dans les injonctions sociales, que fragilisée par les récents bouleversements sociaux, poli¬tiques et écologiques.

Au programme : conférences, disputes, rencontres, concerts, performances et même une simulation d’un procès où les participants pourront échanger sur la question : « Faut-il quitter la ville pour trouver le bonheur ? » Pour convaincre le jury, chargé de rendre un verdict, des experts de la question mais aussi des citoyens seront appelés à témoigner.

Pour la première fois, une radio sera installée dans le café de l’IFG. En offrant à Longueur d’ondes (festival de la radio et de l’écoute à Brest) une carte blanche, l’Institut français de Grèce fait le pari que le bonheur se déclinera à l’envie selon une trame sonore et narrative qui tiendra tout autant du bricolage intriquant des genres différents (l’interview, la lecture, le chant…) que d’une forme d’effervescence propre à la radio sur scène. Aux « commandes » d’une Babel sonore qui mélangera allègrement l’art et la manière de dire ce que le bonheur fut, est, serait ou sera : Irène Omélianenko, l’une des grandes documentaristes de France Culture, adepte des variations radiophoniques originales, et Yorgos Archimandritis, écrivain et documentariste.

Entrée libre, traduction simultanée

Cette Nuit 2019 bénéficiera de la participation du magazine Mouvement, du collectif Gavagaï, Longueur d’ondes, d’El Sistema Grèce et Athens Culture Net.

PROGRAMME | BIOGRAPHIES DES INTERVENANTS | FACEBOOK

AUDITORIUM THEO ANGELOPOULOS

18h30 : Concert inaugural avec la Chorale des Jeunes El Sistema Grèce

Piano: Stella Lessi
Direction de chœur : Antigoni Keretzi
Ensemble vocal : Konstantina Vrettou, Eva Daskalaki, Zoi Angeliki Kavoura, Kostas Kallias, Vassiliki Lada, Athéna Myridaki, Irini Oikonomou, Politimi Papadopoulou, Vassilia Papariga, Mairy Pega, Eleonora Plossichina, Iakovos Seraskeris

La Chorale des Jeunes de El Sistema Grèce, composée de 15 membres, a été créée en 2016 sous la direction de la chanteuse et directrice de la chorale Antigoni Keretzi. Depuis, elle s’est produite en concert à Herodion, au Centre Culturel de la Fondation Stavros Niarchos et dans les structures d’El Sistema Grèce, en accompagnant les jeunes élèves d’El Sistema Greece, mais aussi en tant que chorale autonome dans un répertoire tant contemporain que classique.

20h : Conférences inaugurales

• Georges Arabatzis, philosophe : Félicité (όλβος) et béatitude (μακαριότης). Deux extensions du bonheur grec
(ευδαιμονία)

Le bonheur grec est souvent traduit par le terme ευδαιμονία qui contient le mot δαίμων (démon) et, ainsi, échappe au fonds simple et naturel des sentiments du bien-être. Or, si le bonheur grec est traditionnellement lié à l’indéterminé, deux extensions sémantiques du bonheur qui se définissent par les termes όλβος et μακαριότης attirent notre attention vers une double signification : d’une part, l’accomplissement des êtres, souvent sur des bases matérielles et, de l’autre, l’union transcendante avec la source même du bonheur. La communication couvrira de manière sommaire la signification et l’entrelacement des termes avec l’objectif d’une description générale et actuelle du bonheur sous l’optique des relations d’indétermination, d’accomplissement et d’union transcendante.

• Michaël de Saint-Chéron, philosophe des religions : Comment parler du bonheur ?

Le bonheur est à la fois une chance et un état de conscience comme le stipule une grande partie des dictionnaires à notre portée. Dans le premier cas, il est lié au hasard, dans le second, il est lié à la vie intérieure de chacun d’entre nous. S’il y a chance, il y a par déduction l’inévitable rapport à la malchance, à l’injustice du sort. Dans le second cas, le bonheur comme état psychique, en est la plus haute forme. Alors peut-on confondre bonheur et sérénité ?

21h : Dispute : Le bonheur dans la crise

Dispute animée par Aïnhoa Jean-Calmettes

« Il faut saisir la longue et sombre nuit de la fin de l’histoire comme une immense occasion » écrit Mark Fisher en conclusion de son livre Le réalisme capitaliste. À s’en référer à l’étymologie, la catastrophe n’est pas un drame, mais un renversement. La crise, alors, qu’elle soit économique, sociale, humanitaire ou intime, peut non plus s’offrir comme une fin, mais le début d’un renversement. »

- Michaël de Saint-Chéron, philosophe des religions et écrivain
- Lisette Lombé, artiste et auteur de La magie du burn-out
- Fotini Tsalikoglou, psychologue et auteure de nombreux romans

22h : Dispute :Réarmer les imaginaires du bonheur

Dispute animée par Aïnhoa Jean-Calmettes

« Il n’y a pas d’alternatives ». La phrase de Margaret Thatcher n’en finit pas de coloniser notre représentation du monde. C’est dans ce cadre d’une société capitaliste, non plus donnée comme une option mais comme un fait, qu’on aurait, tous, la responsabilité individuelle de trouver notre bonheur. Sauf que partout dans le monde, d’autres formes de vie s’inventent et s’expérimentent. Celles-ci, il aura d’abord fallu les rêver et les imaginer. La fiction, parce qu’elle est capable d’ouvrir d’autres horizons, se propose alors comme une formidable arme politique.

- Georges Arabatzis, philosophe
- Maro Michalakakos, artiste
- Emmanuel Puisais-Jauvin, philosophe
- Jean-Philippe Rossignol, écrivain

23h30 – 01h : Le Tribunal des générations futures

Faut-il quitter la ville pour trouver le bonheur ?

Saisir tous les enjeux d’une grande problématique d’avenir, c’est le pari du Tribunal pour les Générations Futures, qui reprend les codes de la conférence en y apposant la scénographie d’un procès. Un format original et décalé pour débattre d’un enjeu d’avenir au nom des générations futures.
Le Tribunal a convoqué pour cette nuit un procureur, des témoins et un avocat afin de démêler la question suivante : "Faut-il quitter la ville pour trouver le bonheur ?" Pour convaincre le jury, chargé de rendre un verdict au nom des générations futures, des experts de la question mais aussi des citoyens sont appelés à témoigner.

Sur un concept imaginé par le média www.usbeketrica.com et avec le soutien de l’Institut français de Paris.

Mise en scène par Esther André Gonzalez
Coordination : Gavagai

Avec la participation de :
- Danis Koumassidis, écrivain et docteur en philosophie. Spécialiste du lien entre littérature et philosophie et de la conception de la ville/espace foucaldienne.
- Valia Stergioti, coordinatrice des programmes éducatifs chez Interpret Europe – the European Association for Heritage Interpretation
- Phivos Tsaravopoulos, co-fondateur de Paths of Greece

TERRAIN DE TENNIS

19h – 20h : Discussion avec un philosophe : Que sais-je du bonheur?

Dans le cadre de la Nuit des Idées de cette année, le collectif de philosophie Gavagaï réunit de jeunes chercheurs, des artistes et des penseurs reconnus avec le large public de la Nuit, lors d’un échange interactif intéressant. Dans le cadre du court de tennis de l’Ecole Archéologique d’Athènes, se formeront des cercles de discussion dans lesquels les invités de Gavagaï et le public/participants discuteront soit en tête-à-tête, soit en groupe dans une tentative de décodage et de compréhension de la notion de bonheur. Que savons-nous du bonheur ? Pouvons-nous l’obtenir ? Au bout d’une demi-heure la discussion recommencera avec de nouveaux participants. Pour participer activement à ces cycles de discussion, il est nécessaire de s’inscrire au préalable, par ordre d’inscription.

Participation sur inscription.

*Attention: toutes les places ont été réservées pour cette performance

ΤERRASSE

19h – 20h : La clé du bonheur

Une performance de Jean-Philippe Rossignol et Maro Michalakakos

Qu’en est-il de La clé du bonheur ? Avec le public, nous souhaitons explorer cette expression qui fait du bonheur un sésame, un objet capable d’ouvrir une porte magique. Quelle est cette clé et qu’y-a-t-il derrière la porte ? Nous convions les spectateurs à une performance où la nourriture retrouvera sa vocation de partage. Car pour atteindre le bonheur, il faut le manger ! C’est un principe d’harmonie entre l’âme et le corps, une manière aussi de lever les verrous.
Au cours de la représentation, nous proposerons des textes, des images et des sons pour agrandir nos perceptions et agrémenter le festin.

Participation sur inscription*

*Attention: toutes les places ont été réservées pour cette performance

CAFÉ PARIS-ATHÈNES

De 21h à 23h : Création radiophonique

Le bonheur, sons-dessus-dessous

Quelques micros, une table dans le café de l’Institut français. Des capsules sonores, des exercices de style et des invités gentiment passés à la question. Des badauds, des interventions, de la musique et, qui sait, des impromptus. Des chemins de traverse pour donner au bonheur une caisse de résonance à nulle autre pareille : celle d’une radio qui se fait inventive et éclectique le temps d’une soirée pas comme les autres. En offrant à Longueur d’ondes (le festival de la radio et de l’écoute) une carte blanche de deux bonnes heures, l’Institut français de Grèce fait le pari que le bonheur se déclinera à l’envie selon une trame sonore et narrative qui tiendra tout autant du bricolage intriquant des genres différents (l’interview, la lecture, le chant…) que d’une forme d’effervescence propre à la radio sur scène. Aux « commandes » d’une Babel sonore qui mélangera allègrement l’art et la manière de dire ce que le bonheur fut, est, serait ou sera : Irène Omélianenko, l’une des grandes documentaristes de France Culture, adepte des variations radiophoniques originales, Yorgos Archimandritis, écrivain documentariste et journaliste et Emily Vallat en chef d'orchestre, aux côtés d'Anne-Claire Lainé à la coordination du projet.

Avec la participation d’Eric Cénat, metteur en scène et comédien.

Longueur d’ondes, le festival de la radio et de l’écoute (Brest), est une manifestation unique en son genre qui, le temps d’un long week-end d’hiver, œuvre à faire entendre la radio différemment. Séances d’écoute, rencontres, expériences sonores, mises en ondes offrent ainsi d’explorer un univers sonore inventif, éclectique et chatoyant.
www.longueur-ondes.fr

COUR

23h : concert « Viens! Il n'y a d'honnête que le bonheur »

Duo Danai & Io : une voix et un accordéon racontent

Quelle est notre attitude face au bonheur ? En cette nuit de mai, sous un ciel étoilé, nous allons vous raconter des histoires où le bonheur semble possible, voire facile, et d’autres ou il parait difficile, voire impossible. Venez « ruminer » sur le bonheur pendant cette performance musicale mêlant accordéon et voix, qui puise son inspiration principalement dans le répertoire des deux poètes intemporels, Georges Brassens et Jacques Brel.