Conférence de Maurice Godelier

GodelierL'imaginé, l'imaginaire et le symbolique

Cycle « CNRS »

17.05.2018, 19h00 | Mégaron - Palais de la musique

Dans le cadre de son cycle de conférences mettant à l’honneur les chercheurs du CNRS, en partenariat avec le Megaron Palais de la Musique, l’IFG invite Maurice Godelier, anthropologue de réputation mondiale, médaillé d’or du CNRS.

Maurice Godelier est l’un des principaux chefs de file de l’anthropologie française. Lauréat du Prix international Alexander von Humboldt en sciences sociales en 1990, il a reçu le Prix de l’Académie française, le Prix de la société des Gens de Lettres et la Médaille d’Or du CNRS (dont il a été directeur scientifique pour les sciences de l’homme) en 2001.

Il a commencé sa carrière de chercheur auprès de Fernand Braudel puis de Claude Lévi-Strauss. Ses recherches sur le terrain ont porté sur l’étude des  Baruya, une tribu de Papouasie – Nouvelle Guinée.  Il a écrit de nombreux livres qui font date: La production des grands hommes (1982), L’idéel et le matériel (1984), L’énigme du don (1996) traduit en grec aux éditions Gutenberg, Métamorphoses de la parenté (2004) et  Au fondement des sociétés humaines (Albin Michel, 2007).

Dans sa conférence, Maurice Godelier, reprenant ses thèses exposées dans son livre L’imaginé, l’imaginaire et le symbolique, paru aux éditions du CNRS (2016), pose une double question : quelles sont la nature et l’importance de l’imaginaire et du symbolique dans la fabrication des sociétés et dans l’existence des individus ?

Si tout ce qui est imaginaire est imaginé, tout ce qui est imaginé n’est pas imaginaire. L’imaginaire renvoie à deux domaines distincts. L’Art et les jeux d’une part, les croyances religieuses et les mythes politiques de l’autre. En imaginant, l’homme peut rendre possible l’impossible. Dans les mythes ou les religions par exemple, ce qui est imaginé n’est jamais pensé ni vécu comme imaginaire par ceux qui y croient. Cet imaginé-là, plus réel que le réel, est sur-réel.
Si Lévi-Strauss affirme que « le réel, le symbolique et l’imaginaire » sont « trois ordres séparés », Maurice Godelier montre au contraire que le réel n’est pas un ordre séparé du symbolique et de l’imaginaire. Les rites, objets et lieux sacrés ne témoignent-ils pas en effet de la réalité, et donc de la vérité de l’existence des dieux, des esprits ou de Dieu pour une partie de l’Humanité ? Le symbolique, lui est tout ce qui permet aux humains de signifier ce qu’ils pensent et ce qu’ils font.

Introduction : Andreas Notaras, professeur assistant, Département d’anthropologie sociale de l’université Panteion.

Entrée libre, avec coupons de priorité

Traduction simultanée

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