Nuit de l’Esthétique

esthetiqueUne nuit, une fête pour dialoguer, apprendre et découvrir

19.05.2017 | IFG, Goethe-Institut Athen | PROGRAMME | VIDÉO

Conception de la Nuit par la dramaturge et philosophe Camille Louis et par son collectif Kom.post

Depuis trois ans, la Nuit de la philosophie connaît un vif engouement auprès du public grec. Plus de 3 000 personnes se sont rassemblées chaque année pour discuter, réfléchir, échanger des idées.
En 2017, cette quatrième édition de la Nuit est organisée conjointement par les services culturels du Goethe-Institut et de l’Institut français, avec le soutien du Fonds franco-allemand.

Cette Nuit de la philosophie, nuit des idées, se place sous le signe de « l’esthétique » en invitant philosophes, sociologues, étudiants, curateurs et artistes de Grèce, d’Allemagne et de France dans le but d’expérimenter, de raconter, de partager.
Le défi sera de rendre cet événement participatif et de donner la parole à tous car l’esthétique consiste avant tout en un lieu de l’expérience partagée.
Particulièrement en ces temps de raidissement où des frontières en Europe enferment à nouveau les sociétés dans la crainte et la méfiance de l’autre, la création d’un espace et d’un temps esthétiques permet de concevoir à nouveau des options sensibles, logiques et politiques, qui voient dans le commun non pas une unité mais la somme des individus.

L’ensemble de la soirée a été pensé comme une traversée entre des modes de relations, entre des langues, entre des espaces spirituels ou physiques.
Une balade proposée comme intervention artistique permettra de créer un chemin liant les deux bâtiments et marquera ainsi, pour une nuit, la vie du quartier.
 
Nous formons le vœu que cette édition 2017 de la Nuit permette à chacun de penser en commun un monde différent, une nouvelle façon de vivre ensemble.

Mikaël Hautchamp
Conseiller de coopération et d’action culturelle près l’ambassade de France en Grèce, et directeur de l’Institut français de Grèce    

Dr. Matthias Makowski
Directeur du Goethe-Institut d’Athènes, et des Goethe-Instituts d’Europe du Sud

 
La fête aux multiples formats

À travers un ensemble de dispositifs scéniques, performatifs et conversationnels, cette Nuit de l’esthétique se pense comme une invitation à explorer différentes dramaturgies entre le sens et le sensible, entre la théorie et la création artistique, entre les institutions et leurs dehors.
La Nuit de l’esthétique proposera dans les deux instituts :

Des expérimentations collectives

De la confrontation entre exposé théorique et exposition artistique :

-    « Résistance de l’esthétique // esthétique de la résistance »
-    Répétition pour une assemblée impossible
-    « Lectures électriques »
-    « Immersion esthétique, variation nocturne : entre le rêve et le jeu » constitué par « Inflatable Dreams » et « Tarot Moebling »
-    Atelier d’esthétique, assemblées hybrides : « Y a-t-il une fin dans l’art moderne ? » et « L’individu comme sujet esthétique »


Des disputes expérimentales

Série de conversations - confrontations entre théoriciens et artistes, entre invités grecs, français, allemands, entre proposition performative et exposé philosophique.
Ces conversations prendront souvent la forme d’un « 2 + 1 » : 2 disputeurs et un conversant qui est invité non à assumer le rôle traditionnel du « modérateur » dont la fonction consiste bien souvent à s’effacer pour « laisser la place », mais bien celui d’acteur, activateur et agitateur de la conversation à laquelle il prendra part pleinement, depuis son propre champ de recherches.

-    « Les espaces de l’art »
-    « Les valeurs de l’art »
-    « Temporalités esthétiques »
-    « Esthétiques de la théorie »
-    « Esthétique relationnelle ou / et esthétique conflictuelle ? »
-    « Esthétiques collaboratives ou nouvelles techniques électives : qui fait « l’expérience » des NTI ? »
-    « Esthétique participative : qui mène le jeu ? »

Des instants musicaux

Passant par des déambulations politiques et des disputes esthétiques, la nuit avancera et nous conduira jusqu’à une immersion finale dans la langue sonore de la ville d’Athènes. Langue expérimentale en ce qu’elle réunira, sans les confondre, deux approches musicales hétérogènes : les traditions musicales grecques à l’Institut français et les inventions contemporaines qui mêlent les temporalités au Goethe-Institut.
-    Musique traditionnelle au présent, un dialogue entre la musique crétoise et d’autres influences méditerranéennes.
-    Musique « expérimentale » ou « expérimentant » la ville d’Athènes à partir de ses sons urbains, de ses mémoires, de ses imaginaires.

Des expérimentations mobiles situées dans l’espace urbain

Plusieurs parcours seront proposés : entre l’Institut français d’Athènes, le Goethe-Institut et « l’entre-deux » qui n’est autre que la ville ; entre des expériences d’écoute, de regards et de prises de parole nouvelles ; entre des gestes et des mots mobiles ; entre des singularités étrangères et le collectif éphémère et improbable qu’elles se trouveront peu à peu composer.
-    « La brèche »
-    « Temps du rêve, récits de rêve »
-    « Just an occurrence or the terrifying possibility of nothing further happening »
-    « Gribouillage. À quelles conditions le jeu peut-il être commun? »
 

Le programme de la Nuit

18h - 18h45 : Concert introductif de la chorale de la mairie d’Athènes (80, rue Solonos).

19h - 19h30 : Projection introductive de la Nuit. Diffusée en simultané dans les deux Auditoriums du Goethe-Institut et de l’Institut français.

Traduction simultanée en grec, allemand et français.

Puisque la Nuit entière est organisée selon ce principe d’égalité des langages artistiques et théoriques à partir duquel le « discours » n’est plus considéré comme le seul mode d’expression, l’ouverture de la Nuit se déclinera elle-même dans un langage hybride, entre gestes et paroles, entre images et concepts et entre les langues des pays impliqués : français, allemand, grec.
Cette projection présentera les grands enjeux problématiques et polémiques de cette nuit esthétique, et elle exposera en même temps le « mode d’emploi » et la cartographie de la soirée qui s’étend entre les deux instituts et entre différentes salles et zones au sein de chacun des deux tout comme dans l’espace qui les sépare et les relie : l’espace urbain.

Dès 19h00 :
Ouverture de l’espace d’exposition d’éditeurs indépendants - Premier étage, Bâtiment B de l’Institut français.
Ouverture de l’espace librairie - Foyer du Goethe-Institut.

19h45 : Lancement des différents modules, en simultané et selon le principe esthétique de « symétrie - variation » entre les deux instituts. (Pour les descriptions longues et les biographies des intervenants, voir le dossier complet en ligne.)

 

Les expérimentations collectives situées.

•    19h45 - 23h : « Résistance de l’esthétique // esthétique de la résistance ».
Projection, conférence performative et conversations.
Auditorium de l’Institut français.

Traduction simultanée en grec, allemand et français.
Ce module commencera par la projection de deux épisodes du film-projet Les Impatients d’Aliocha Imhoff & Kantuta Quirós, fondateurs de la plateforme curatoriale le peuple qui manque . Il se poursuivra par une série d’interventions, introduite par les deux auteurs et alternant conférence performative, conversations avec le public, « retours critiques et déploiements ». Avec la participation des philosophes Marie-José Mondzain et Juliane Rebentisch, du metteur en scène Prodromos Tsinikoris et du philosophe Laurent de Sutter, de la philosophe Maria Kakogianni et de la dramaturge Camille Louis.
23h30 : Clôture des conversations par le musicien Abaji.

•    19h45 - 23h : Répétition pour une Assemblée impossible.
Salle des fêtes du Goethe-Institut.
Proposée par l’artiste Jenny Marketou, cette performance s’inscrit dans sa recherche sur les pratiques d’assemblée . Pour cette version spécialement conçue pour la Nuit de l’esthétique, l’artiste travaillera avec de jeunes étudiants grecs rencontrés précédemment au sein d’un workshop. Les autres intervenants de la Nuit seront aussi invités à visiter et intervenir au sein de cette assemblée éphémère qui, peu à peu, produira une mémoire singulière d’occupation. Une mémoire « paradoxale » en ce qu’elle ne tend pas à diagnostiquer ce qui a été fait, mais à s’inspirer des expériences passées pour rouvrir des futurs, au croisement de la projection théorique et de l’invention artistique ici réunies pour donner corps à une « impossible » assemblée.

•    19h45 - 22h45 : Immersion esthétique, variation nocturne : entre le rêve et le jeu.
Deux propositions participatives - Foyer du Goethe-Institut.
D’un côté, « Inflatable Dreams » de Poka-Yio qui, sous une approche humoristique, entend aborder la relation entre littérature et rêve, poésie et imagination, création et délire.
De l’autre, la proposition de Christoph Ziegler et Loukia Richards « Tarot Moebling » : une improvisation performative et participative se réalisant entièrement avec le public. Les 22 motifs du tarot, mêlés à des extraits de journaux, d’essais politiques et philosophiques, fournissent une grille de lecture fonctionnant par principe d’association aléatoire, comme une autre manière de lire notre présent. Comment l’apparent non-sens ou le sens non intentionnel peuvent devenir de nouveaux outils, sensibles plus que sensés, pour décrypter notre contemporain trouble et flouté ?
Les deux propositions seront traversées par le public, créant une atmosphère « entre » jeu et rêves et les trois artistes seront invités à échanger sur leurs processus respectifs, avec le public, en fin de soirée. (Voir ci-dessous : « Esthétique participative : qui mène le jeu ? », de 23h à minuit, Bibliothèque du Goethe-Institut.)

•    19h45 - 23h30 : Ateliers ouverts d’esthétique. Assemblées hybrides - Salle Gisèle Vivier, Institut français.
Organisé par le collectif de philosophie Gavagai.
Traduction simultanée en grec et en français.

Atelier 1 : « Y a-t-il une fin dans l’art moderne ? »
19h45 - 20h30 : Intervention
20h30 - 21h30 : Discussion avec le public

Atelier 2 : « L’individu comme sujet esthétique »
22h - 22h45 : Intervention
22h45 - 23h30 : Discussion avec le public
Pour la Nuit de l’esthétique, le collectif a souhaité inventer une forme particulière, une forme hybride entre séances de formation et assemblées dissensuelles. Le dispositif comprendra des exposés courts de la part de jeunes chercheurs qui n’ont pas toujours droit à la parole et qui ici composeront une scène dynamique où la création et le partage des idées nouvelles deviennent un souci collectif réunissant intervenants et « écoutants » et bougeant sans cesse les frontières séparant les premiers des seconds.

•    20h - 23h : « Lectures électriques ».
Premier étage - Bâtiment B de l’Institut français.
Une proposition de l’artiste Laurie Bellanca en collaboration avec Céline Pévrier. Un dispositif de lecture sous casque avec traitement sonore live, en trois langues et à partir du corpus présent dans l’exposition d’éditeurs.

Les expériences collectives mobiles et interstitielles.

•    Dès 19h45 et pour toute la nuit : « La brèche ».
Dans l’espace urbain.
Proposition d'Alexandros Mistriotis, Katerina Andonaki en collaboration avec Stella Katsou pour trois modalités de trajet « entre » les deux instituts et, de manière métaphorique, « entre » l'institution et son dehors, un dehors qui se tient précisément « entre » des esthétiques politiques distinctes : Exarchia d'un côté et Kolonaki de l'autre.

•    Dès 19h45 et pour toute la nuit : « Temps du rêve, récits de rêve ».
Circulant dans tous les espaces de l’Institut français et du Goethe-Institut.
Proposition de Dimitris Alexakis, Fotini Banou et Irène Bonnaud. Lectures mobiles d’un corpus trilingue de poésie contemporaine, proposé par un « essaim de chuchoteurs » susurrant, tout au long de la nuit, des bribes de poésie à l’oreille des visiteurs. Une phrase donnée à un spectateur solitaire, un court poème adressé à trois spectateurs entraînés par un ou deux acteurs, dans une marche à travers l’institut... Les propositions seront elles-mêmes dans un permanent mouvement.

•    20h - 21h : « Gribouillage. À quelles conditions le jeu peut-il être commun ? ».
80, rue Solonos.
Performance proposée par la metteur en scène Léa Drouet, en collaboration avec le collectif Phictions, et avec la participation d’artistes et d’étudiants grecs rencontrés en amont. Gribouillage propose un dispositif scénique sous forme de jeu avec ses règles et ses espaces d’improvisation. Il s’agit de mêler ensemble une performance conversationnelle et la construction d’une structure collaborative, deux formes qui ne cessent de se transformer, de se composer et de se décomposer afin d’occuper cet espace intermédiaire, celui du jeu et du commun. La performance se déroule elle aussi « entre » les deux instituts : dans l’espace public.

•    21h15 - 23h15 : « Just an occurrence or the terrifying possibility of nothing further happening ».
Dans et entre les librairies du Goethe-Institut et de l’Institut français, inséré entre les différentes « disputes expérimentales ».
Proposition de la chorégraphe grecque Mariela Nestora, avec les performeurs Nikoleta Karmiri et Stavros Yagoulis se déroulant « entre » les deux bibliothèques des deux instituts et créant des relations, rencontres et perturbations avec les duos / trios de discussions qui y sont proposées. (Voir ci-dessous : Les disputes expérimentales.) Une manière de mettre en relation création artistique et intervention théorique, de révéler la part de création propre à la théorie ou la forme de pensée qui se loge dans la pratique artistique. « Entre » se tient la bibliothèque non comme un lieu sanctuaire du savoir mais comme un espace qui continue d’en générer à l’articulation du présent et du passé, du document et de son activation.
21h15 - 21h45 : Goethe-Institut
21h45 - 22h45 : Quelque part « entre »
22h45 - 23h15 : Institut français

Les disputes expérimentales.

Série de conversations - confrontations entre théoriciens et artistes, entre invités grecs, français, allemands, entre proposition performative et exposé philosophique.
Ces conversations prendront souvent la forme d’un « 2 + 1 » : 2 disputeurs et 1 conversant qui est invité non à assumer le rôle traditionnel du « modérateur » dont la fonction consiste bien souvent à s’effacer pour « laisser la place », mais bien celui d’acteur, activateur et agitateur de la conversation à laquelle il prendra part pleinement, depuis son propre champ de recherches.
Traductions simultanées en grec, allemand et français.

•    19h45 - 22h : « Les espaces de l’art ».
19h45 : Introduction de la conversation expérimentale - RDV et départ de la bibliothèque de l’Institut français.
Conversation entre Paul Ardenne et le collectif PAT - Académie temporaire des arts (Elpida Karaba, Depsoina Zefkili, Glykeria Stathopoulou, Yiannis Papadopoulos). « Plusieurs matériaux d’archive et au-delà deviennent le point de départ d’une autre historiographie qui s’intéresse au développement récent des institutions de l’art contemporain en Grèce et tout particulièrement à l’articulation des discours institutionnels, anti-institutionnels et para-institutionnels qui sont générés en lien avec les paramètres politiques, sociaux et économiques propres à la Grèce contemporaine. Plusieurs artistes ont été invités à imaginer des tours performatifs à partir de ces matériaux premiers et, pour la Nuit de l’esthétique, l’artiste Yiannis Papadopoulos proposera une reprise visuelle de ces trajets divers. » Partant de l’Institut, les visiteurs de la Nuit seront invités à explorer ISET et à revenir en compagnie de Paul Ardenne. Une manière d’expérimenter en présence les questions posées par les artistes et théoriciens et de pouvoir en débattre en étant sensiblement informés, de retour à l’IFA avec PAT et Paul Ardenne.
21h30 - 22h : Retour d’expérience et conclusion sous la forme d’une conversation.
 
•    19h45 - 21h30 : « Esthétique relationnelle ou / et esthétique conflictuelle ? ».
Bibliothèque du Goethe-Institut.
Conversation expérimentale, entre réflexion théorique et mise en pratique, réunissant la théoricienne allemande Antke Engel et l’acteur grec Nikolas Hanakoulas, en conversation avec le philosophe français Mathieu Potte-Bonneville.

•    20h15 - 21h15 : « Les valeurs de l’art ».
Bibliothèque de l’Institut français.
Présentation - confrontation de la sociologue française Nathalie Heinich et de la curatrice allemande Nikola Dietrich, en conversation avec le philosophe grec Konstantinos Vassiliou.

•    21h45 - 22h45 : « Esthétiques collaboratives ou nouvelles techniques électives : qui fait « l’expérience » des NTI ? ».
Bibliothèque du Goethe-Institut.
Dispute performative entre l’artiste allemand Philip Steimel (machina eX) et la théoricienne - praticienne grecque Maria Saridaki. En conversation avec Benjamin Sonntag, activiste et développeur de logiciel libre, cofondateur de La Quadrature du Net.

•    22h - 23h : « Temporalités esthétiques ».
Bibliothèque de l’Institut français.
Faisant suite à la conversation performative autour des « espaces », cette conversation, réunissant la metteur en scène Irène Bonnaud et le philosophe grec Yorgos Arabatzis, s’intéressera aux trajets des pratiques artistiques « entre les temps », entre le contemporain et ses antécédents (période byzantine, Renaissance, romantisme...) et ce que cela implique en termes de traduction, de reprise et variation, de trans-formations... En conversation avec Helena Papadopoulos.

•    23h - minuit : « Esthétique participative : qui mène le jeu ? ».
Bibliothèque du Goethe-Institut.
Dispute entre les artistes et théoriciens Christoph Ziegler, Loukia Richards et Poka-Yio en discussion avec Daphne Dragona. À partir de la double expérience participative proposée toute la nuit dans le foyer du Goethe-Institut, cette conversation - confrontation sera aussi une manière de revenir sur la tendance du « participatif », ses enjeux et limites tels qu’ils peuvent être éprouvés par artistes et spectateurs dans les paysages artistiques contemporains et tout particulièrement dans celui qu’aura dessiné la Nuit où plusieurs propositions vont dans ce sens (Léa Drouet, Mariela Nestora, Jenny Marketou...).

•    23h15 - 00h15 : « Esthétiques de la théorie ».
Bibliothèque de l’Institut français.
Une conversation autour de la dimension sensible et créative de la recherche et de l’invention conceptuelle entre la géographe et artiste Nathalie Blanc et la doctorante en ethétique Alexandra Athanasiadou en conversation avec le théoricien - créateur allemand Christoph Brunner.

 

Les concerts « entre » les genres et les temps.

Dès minuit :

•    Café Paris-Athènes de l’Institut français :
Musique traditionnelle au présent, un dialogue entre la musique crétoise (direction par Constantin Achlioptas) et d’autres influences méditerranéennes, faisant notamment revenir le musicien Abaji.

•    Terrasse du Goethe-Institut :
Musique « expérimentale » ou « expérimentant » la ville d’Athènes à partir de ses sons urbains, de ses mémoires, de ses imaginaires. Dj set en partenariat avec le label Orila : Terra Exotica.


La mémoire de la Nuit de l’esthétique.
Une équipe de scribes prendra des notes dans chacun des modules et celles-ci seront rassemblées et mises en relation grâce à un dispositif digital mis en place par Benjamin Sonntag, en collaboration avec les artistes présents du collectif kom.post. Des tables recouvertes de feuilles blanches et des chaises seront disposées autour des écrans laissant la possibilité aux spectateurs de rebondir sur ce qu’ils voient apparaître sur l’écran, de prendre des notes ou de devenir à leur tour les auteurs d’un nouveau poème collectif encore à venir. L’enjeu de ce support d’écriture connecté est aussi de générer et de conserver une mémoire collaborative de la nuit qui sera ensuite retravaillée et éditorialisée par le collectif kom.post.
 

Ils participent

Abaji – musicien
Kostas Achlioptas – musicien
Dimitris Alexakis – écrivain
Katerina Andonaki – directrice artistique
Georges Arabatzis – philosophe
Paul Ardenne – historien de l’art
Alexandra Athanasiadou – doctorante en esthétique
Fotini Banou – metteur en scène et comédienne
Laurie Bellanca – artiste (collectif kom.post)
Nathalie Blanc – géographe et artiste
Irène Bonnaud – metteur en scène
Christoph Brunner – théoricien et créateur
Nikola Dietrich – commissaire
Daphne Dragona - commissaire
Léa Drouet – metteur en scène (collectif kom.post)
Antke Engel – théoricienne
Gavagai – collectif de jeunes philosophes
Nikolas Hanakoulas – acteur
Nathalie Heinich – sociologue
Aliocha Imhoff – curateur et théoricien de l’art
Maria Kakogianni – philosophe (collectif kom.post)
Elpida Karampa – commissaire (collectif PAT)
Nikoletta Karmiri – performeur
Stella Katsou – designer lumière
Chrysostomos Lazaridis – DJ
Camille Louis – dramaturge et philosophe (collectif kom.post)
Nikos Lyrakis – musicien
Jenny Marketou – artiste
Steffen Martin – artiste
Alexandros Massaros – musicien
Alexandros Mistriotis – artiste
Marie-José Mondzain – philosophe
Mariela Nestora – chorégraphe
Helena Papadopoulos – curatrice, fondatrice et directrice de Radio Athènes
Yiannis Papadopoulos – artiste (collectif PAT)
Céline Pévrier – éditrice (collectif kom.post)
Mathieu Potte-Bonneville – philosophe
Kantuta Quirós – curatrice et théoricienne de l’art
Juliane Rebentisch – philosophe
Loukia Richards – artiste
Maria Saridaki – théoricienne et praticienne
Benjamin Sonntag – développeur de logiciel libre et co-fondateur de la « Quadrature du net » (collectif kom.post)
Glykeria Stathopoulou – artiste (collectif PAT)
Philip Steimel – artiste
Laurent de Sutter – philosophe
Prodromos Tsinikoris – metteur en scène et dramaturge
Konstantinos Vassiliou – philosophe
Stavros Yagoulis – performeur
Poka Yio – artiste et curateur
Despina Zefkili – critique d’art (collectif PAT)
Christoph Ziegler – artiste
 

Les organisateurs


L’Institut français de Grèce

Fondé en 1907, l’Institut français d’Athènes est devenu l’Institut français de Grèce en 2011. C’est un établissement à autonomie financière qui regroupe le Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France en Grèce et le centre culturel. Il regroupe les antennes de Larissa et de Patras ainsi que l’Institut français de Thessalonique.  
Sa mission principale est de promouvoir et soutenir les échanges institutionnels de coopération entre la France et la Grèce en matière de culture, de langue et d'échanges universitaires. L’Institut français de Grèce propose une offre de cours et de formations. C’est aussi un centre en Grèce pour les certifications officielles en français langue étrangère.
L’Institut français de Grèce, c’est aussi une communauté en ligne : Facebook, Instagram et Twitter.


Le Goethe-Institut d’Athènes

Le Goethe-Institut d’Athènes est le plus ancien Goethe-Institut au monde. Fondé en 1952 au cœur d’Athènes, il fonctionne depuis plus de 60 ans comme un foyer vivant d’enseignement, de rayonnement culturel et de diffusion de la culture allemande. Le service linguistique offre chaque année plus de 90 cours d’enseignement de la langue allemande, et organise des examens de certification d’apprentissage de langue, certifications internationalement reconnues. La Bibliothèque du Goethe-Institut dispose de multiples ressources imprimées et audiovisuelles et elle fonctionne comme un centre d’information sur la vie et l’actualité en Allemagne. Le Goethe-Institut d’Athènes ne se définit cependant pas seulement comme un représentant de la culture allemande et comme un moteur de la promotion des relations germano-grecques, mais aussi comme un représentant à part entière de la culture européenne. En collaboration avec d’autres organismes culturels européens, le Goethe-Institut d’Athènes se consacre particulièrement aux sujets européens ainsi qu’à la promotion du dialogue interculturel.
Kom.Post
 
Collectif interdisciplinaire, co-fondé en janvier 2009 à Berlin par Camille Louis, dramaturge et docteur en philosophie. Kom.post engage dans un processus de création pluridisciplinaire un ensemble d’artistes et théoriciens venant de différents pays. À travers plusieurs projets de recherche mêlant pratique et théorie (Fabrique du commun, Speech, Radio kom.post, Sonosphères, Autour de la table…), kom.post invente des dispositifs artistiques faisant appel à l’intelligence collective et à la capacité collaborative de s’emparer, ensemble et singulièrement, de ce que l’on peut à juste titre nommer l’espace public et de donner ainsi corps à ce que pourrait être, au-delà du paradigme et du constat généralisé de La Crise contemporaine, une communauté politique.

 

Les partenaires

Le Fonds culturel franco-allemand soutient la Nuit de l’esthétique.

OPANDA

L’Organisme OPANDA de la Mairie d’Athènes, chargé de la Culture, de l’athlétisme et de la Jeunesse, a pour mission d’approcher les administrés de tous âges, en leur permettant à travers ses activités d’entrer en contact avec l’art, l’athlétisme, les évolutions de la science contemporaine et les nouvelles technologies.
Il ambitionne de développer à travers ses programmes de nouvelles perspectives sociales pour promouvoir les notions de collectif, d’innovation, de rapports humains essentiels, de bénévolat, de soutien à la psychomotricité ; à travers ce cadre d’intervention, il souhaite finalement offrir joie et optimisme.


L’Institut français à Paris

En créant l’Institut français, le gouvernement français a souhaité confier à une même agence la promotion de l’action culturelle extérieure de la France en matière d’échanges artistiques – spectacle vivant, arts visuels, architecture – ; de diffusion dans le monde du livre, du cinéma, de la langue française, des savoirs et des idées. À ce titre, il promeut la coopération universitaire et développe un nouveau programme de diffusion de la culture scientifique.
L’Institut français poursuit les missions d’accueil en France des cultures étrangères, à travers l’organisation de « saisons » ou festivals, et de coopération avec les pays du Sud, en assurant notamment la gestion du Fonds Sud cinéma, dispositif de soutien au cinéma du Sud, en partenariat avec le Centre national du cinéma et de l’image animée. Il développe un programme de résidences internationales en France comme à l’étranger.
Il assure également de nouvelles missions de formation et professionnalisation des agents du réseau culturel français à l’étranger.

 
Contacts


Goethe-Institut

Vicky Trachani
Presse et communication
Goethe-Institut d’Athènes
Omirou 14-16
Athina 106 72
100 33 Athènes
Tel. ++30 210 3661043
Fax ++30 210 3643518
Vicky.Trachani@athen.goethe.org
www.goethe.de/athen

  

Institut Français de Grèce

Stamatina Stratigou
Attaché de presse - Département de la communication
Institut Français de Grèce
31, rue Sina
10680 Athènes
Τel. ++30 210 3398651
Fax ++30 210 3646873
sstratigou@ifa.gr
www.ifg.gr

Website www.ifg.gr

Facebook Institut Français d’Athènes - Γαλλικό Ινστιτούτο Αθηνών

Instagram @institutfrancaisgrece

Twitter @Nychta_Ideon

 

Informations pratiques

La nuit de l’Esthétique – 19 mai 2017

Entrée libre

Traduction simultanée en grec, français et allemand

 

Trois questions à…

Muriel Piquet-Viaux

Cette année, la Nuit de la philosophie est placée sous le signe de l’Esthétique. Comment ce thème s’est-il imposé ?
Cette Nuit de la philosophie est une invitation à partager des expériences, des réflexions. Après le Logos, le Bios et l’Éthique, traités les années précédentes, le thème de l’Esthétique s’imposait car cette discipline majeure de la philosophie irrigue actuellement de nombreux événements de l’agenda culturel de la ville d’Athènes, dont la Documenta. L’Esthétique donne lieu à des débats, des découvertes, des échanges – d’autant plus que nous avons décidé de l’aborder comme un mode de pensée, et non comme une discipline théorique.

Camille Louis

Comment la dramaturgie d’ensemble de cette Nuit de l’esthétique, entre l’Institut français, le Goethe-Institute et l’entre-deux s’est-elle construite ?
Peut-être faudrait-il commencer en disant que tout a commencé et que tout commence toujours « depuis » cet entre-deux. L'esthétique, contrairement à la logique, à la poétique ou à la mimétique, est un mode de penser et de sentir dans l’« entre » des choses et une manière de faire de cet « entre » le lieu où s'expérimentent d'autres manières de voir, de lire, d'entendre... D'autres manières et d'autres possibilités de s'entendre, « entre » des langues, des cultures, des sensibilités différentes et, en ce 19 mai, de s'entendre entre l'Institut français et le Goethe-Institute, depuis ce qui, ici, se tient « entre » : la ville d'Athènes. Habiter un petit bout de celle-ci, le temps d'une nuit, comme l'espace où des hétérogènes se rencontrent et éprouver la beauté qui réside dans ce croisement des différences : peut-être est-ce la réponse politique de l'esthétique à la politique identificatrice qui, aujourd'hui, entre ces trois pays comme au coeur de l'Europe qu'ils représentent, tend toujours plus à rendre l'esthétique impossible : parquer les hétérogènes, « frontiériser » l'espace, assigner chacun à résidence et au respect des hiérarchies entre ceux qui mènent le jeu et ceux qui le suivent. Nous jouerons, en cette nuit du 19 mai, le jeu utopique mais effectif d'une autre circulation et d'une autre articulation « entre » ce qui, précisément, ne va pas ensemble.

Alexandros Mistriotis

La Nuit de l’esthétisme est figurée par une brèche. Que symbolise-t-elle ?
Il existe une brèche dans les choses, dans la vie et dans la pensée, dans la société. Il existe une brèche entre les puissants et les faibles, entre le « nous » et les « autres », entre la beauté qui s’achète et la beauté qui advient, entre la logique et le verbe.
L’important ce n’est pas l’existence même de cette brèche mais le fait de ne pas l’accepter comme quelque chose de naturel. Alors que nous continuons à lutter pour l’enjamber, il est nécessaire d’admettre que cette brèche existera toujours : source d’espoir et de désespoir, boussole de la pensée et de la société, levier du sens et colonne du désir.