Quai d'Orsay de Bertrand Tavernier

quai_orsayCycle Ciné-club : Guerre(s) & Identité(s)

12.02.2020 │Auditorium Theo Angelopoulos

Le Ciné-Club reprend, avec le Cycle "Guerre(s) et Identité(s)", sélectionné par Giorgos Arampatzis, prof. de Philosophie : la projection de "Quai d'Orsay" de Bertrand Tavernier, avec comme invité le professeur de Philosophie Evaggelos Protopapadakis.

 

 

Programme :

19.00 ouverture des portes
19.30 projection du film
21.30 débat (en grec uniquement)
avec Evanggelos Protopapadakis, maître de conférence en philosophie, UNKA

Quai d'Orsay
Alexandre Taillard de Worms est un homme magnifique et plein de panache qui plaît aux femmes et est accessoirement ministre des Affaires étrangères. Sa crinière argentée et son corps d’athlète est partout, de la tribune des Nations Unies jusqu’en Oubanga. Αvec l’appui de la diplomatie, il pourfend les néoconservateurs américains, les russes corrompus et les chinois cupides.

César 2014 du meilleur acteur dans un second rôle • Prix spécial du jury pour le meilleur scénario au Festival de Saint-Sébastien 2013

Entrée libre, film sous-titré en grec, débat en grec

Cycle Guerre(s) & Identité(s)
commissaire : Georges Arampatzis, prof. adjoint de Philosophie, UNKA

"La guerre est le père de toutes choses", selon Héraclite, le philosophe préféré d'Alexandre Taillard de Worms, ce ministre original qui est le héros du film "Quai d'Orsay" de Bertrand Tavernier (2013). La guerre forme justement l’arrière-plan où évolue ce ministre des affaires étrangères hors du commun, pour un portrait qui oscille entre l’absurde et, inopinément, le sublime.

Tavernier s’essaie à créer une histoire audiovisuelle du contemporain, qui n’invoque pas l'esprit du temps, ni une volonté de démonstration indirecte, mais il s'efforce de montrer comment se construisent les identités historiques de personnalités érigées en protagonistes majeurs et leurs groupes de conseillers hors-sol et opportunistes.

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L'identité sous le signe du traumatisme constitue le sujet du film "Voir du pays" de Delphine et Muriel Coulin (2016). Ici, deux jeunes femmes militaires reviennent d'Afghanistan et pendant un court séjour à Chypre, pour décompresser psychologiquement, comme on dit, elles vont démontrer de ce que veut dire l'oubli pour celles et ceux qui ont vécu dans l'autre côté des reportages sur les conflits militaires.

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La guerre dans le film "Amin" de Philippe Faucon (2018) constitue le contexte muet des flux migratoires, dans lequel se construisent des psychologies individuelles balancées entre le manque et la récompense, sans aucune issue définitive.

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La guerre des consciences est aussi le sujet du film "Je ne suis pas un salaud" d'Emmanuel Finkiel (2015), qui se déroule à nouveau dans un contexte de migration, alors que l'identité ici devient une machine infernale qui détruit et décompose.

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Programme de projections du cycle
Mercredi 12/02 : Quai d'Orsay, de Bertrand Tavernier (2013)
Jeudi 05/03 : Voir du pays, de Delphine Coulin et Muriel Coulin (2016)
Mercredi 29/04 : Amin, de Philippe Faucon (2017)
Jeudi 21/05 : Je ne suis pas un salaud, d'Emmanuel Finkiel (2015)